Chaque jour je n'oublie pas Anne-Sophie et ses compagnes d'infortune

145 en 2010 ; 122 en 2011 ; 148 en 2012 ; 121 en 2013 ; 118 en 2014 ; 122 en 2015

(clic sur le lien pour comprendre ... un peu)

samedi 10 décembre 2016

Fadosi continue ici

Billet d'accueil

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Profitez des instants de la vie :
le temps s'écoule à sa cadence,
trop vite ou trop lentement,
sans retour possible
Pourquoi Fadosi ?

Tanka faire !

Pour miletuneVoir ou non l'image support du jeu d'écriture avant de lire bla, bla, bla*
Pour l'image de la  semaine 49/2016  où la contrainte supplémentaire et facultative est d'insérer le mot  mamours.

- Que fais-tu donc "Mamours" avec la tablette de Papi ?
- T'inquiète Mamie, je compose un tanka que m'a inspiré un entretien de Michel Serres pour sa sortie de "Petite Poucette" que je viens de voir sur youtube*.
- Tu peux me le montrer Mamours ?
- Bien sûr Mamie, tiens, clic clic, le voilà, qu'en penses-tu ?

"C'était mieux avant
vraiment c'était mieux avant"**
aux temps d'ignorance

les tyrans pouvaient régner
les humbles courbaient l'échine

signé Mamours, avatar de la Toile déniché par miletune,
Jeanne Fadosi, mardi 6 décembre 2016
pour miletune  image 2016-49

* Rencontre avec Michel Serres présentant "Petite Poucette" le 15 mars 2013 (https://www.youtube.com/watch?v=ICd38oRfoHU)
** emprunté à Michel Serrres dans la vidéo, qui dit ces mots en miroir pour les déconstruire.

* Les mots lus ne sont jamais tout à fait les mêmes que les mots écrits, y compris quand ils sont relus par leur auteur. Les mots impulsés par une image échappent eux aussi, et c'est tant mieux, à un seul déterminisme bi-univoque. Mais il n'est pas gratuit de lire sans voir l'image, ou en l'ayant vu ou en la voyant. Quel que soit votre choix, découvrir l'image support avant ou après, vous ne pourrez remonter le temps pour comparer les expériences.
Le choix de l'une interdit les autres.

vendredi 9 décembre 2016

Avatars

Pour l'herbier de poésie chez Adamante
S'il te plait Robot,
Dessine-moi un éléphant !
L'avatar tourna la tête pour observer ce drôle de fennec survivant du désert.
Comment le pourrais-je ?
Alors dessine-moi une fleur !
L'avatar puisa loin dans ses neurones-miroir. Il y vit Alice courant en capuchon rouge après un lapin moqueur, un petit pot d'aiguilles de montre à la main et Maître Renart devisant avec Maître Leu Ysengrin comme deux vieux potes qu'ils avaient toujours été en dépit des apparences.
Ta fleur, tu la veux avec des épines ?
Je la veux juste fleurissant le désert
Après la pluie.
©Jeanne Fadosi, jeudi 8 décembre 2016
pour l'herbier de poésie 59
à voir chez Adamante

encre et couleurs de Bernard Munier

avec dans ma tête l'image illustrant un autre de mes défis d'écriture : "rien !"
des "éléphants en miroir" pour dire très très doucement, de très très loin,  Et p'is z't'aim . . . et p'is z'vous'zaim . . . très très fort . . .

pour le titre Avatars, en polyphonie de ses multiples sens CLIC ---> ; CLIC ---> dans le prolongement de Pendant ce temps et Théâtre d'ombres et en prologue à Tanka faire !

et aussi en off une pensée pour les blouses roses qui à l'hôpital font un fabuleux "travail" d'accompagnement des personnes âgées  en institution et des adultes et enfants malades à l'hôpital.
Vous souvenez-vous d'Oscar et la Dame rose, roman d'Eric-Emmanuel Schmitt, porté à la scène par Danièle Darrieux puis au cinéma par Michèle Laroque ?

jeudi 8 décembre 2016

Piqûre ou brûlure, de Jeanne Fadosi

Ou "Comment une bonne copine m'a aidé à surmonter une peur panique"

Vot' cap'tain de quart, myself,  pour ce défi n°175 des CROQUEURS DE MOTS vous laisse quartier libre pour les poésies du jeudi pour encadrer un défi racontant sur un mode léger, et sans allusion à l'actualité un petit désagrément devenu atout.
Et comme lundi j'ai fait un grand pas de côté, j'ai promis de me rattraper jeudi (aujourd'hui) avec cette fable (authentique). Le résultat a été très efficace même si je garde une certaine appréhension que je domine depuis lors.

Depuis que je sais qu'elles piquent
Sans contrôle je panique.
Depuis qu'elle sait qu'elles piquent
Sans rien contrôler ell' panique.

Nos deux copains goguenards
Pliés en deux de rire se marrent
Même de voir leurs tronches hilares
N'en dérid' pas notre cafard.

Alors songez si un pic-nique
N'a vraiment rien de ludique.
Pour nous les filles, c'est Titanic,
Nos gars s'en gaussent, le rire caustique !

Quand au dessert, gesticulante,
De café sa tasse bouillante
Du geste auguste m'ébouillante,
Je reste figée d'épouvante.

Car dans son bel habit de star
Rayé de jaune, zébré de noir,
Sur mes doigts elle vient boire
Se délectant au doux nectar.

Depuis ce jour de tourmente,
Je me domine, bien consciente
Que si parfois je m'impatiente,
Mieux vaut l'action non violente !



©photo André Lequet


image empruntée ici ---> avec l'autorisation de son auteur qui a même commenté ce petit texte ainsi :
"J'ajouterais que vous avez tout compris, encore faut-il faire preuve de la maîtrise voulue, en acceptant l'inévitable part de risque. C'est un peu comme avec un chat, bien souvent vous vous griffez vous-même, quand d'un geste réflexe vous retirez votre main."

ALLERGIQUES S'ABSTENIR !

mercredi 7 décembre 2016

Ospice de Beaune

Avouez qu'il était tentant ce jeu de mots. Oui vous le savez maintenant, je profite cette année des prénoms du mercredi pour faire un petit tour des provinces françaises. Aujourd'hui donc, étape en Bourgogne.

Ospice de Beaune
est un charmant garçon
fier d'être vigneron
sur sa parcelle de cinq cents aunes.
Toute la semaine il vigneronne
et le dimanche bien sûr il chante
à la fin d'une table abondante
et raffinée dans sa Bourgogne.
Les plus vieux aiment patoiser
Qu'ils n'iront pas à l'hospice
où bien écrit au frontispice
ces vieilles lettres "Hôtel Dieu"
rappellent les soeurs oeuvrant à la santé
Au nom de la charité à défaut d'égalité.

groupe folklorique de Bourgogne, photo pinterest

Duché de Bourgogne
Histoire de la Bourgogne
Le vignoble de Bourgone
Hospices de Beaune
Vente des hospices de Beaune vente aux enchères annuelle de charité de grands crus de Bourgogne
dialectes bourguignons ICI et ICI
costumes bourguignons 
spécialités culinaires de Bourgogne, nombreuses et savoureuses


La liste des prénoms chez Jill Bill (Jill Bill nous a déjà concocté une liste de prénoms pour la reprise de septembre) et Les liens du rassemblement
Avec un salut amical spécial à  Bigornette , 
Présidente d'honneur de La cour de récré de JB

mardi 6 décembre 2016

Théâtre d'ombres

parce que ce matin le maire d'Alep-Est s'est exprimé sur France-inter, appelant à dire et redire ... Clic

Ce ne sont que des ombres !
Pendant que le Monde sombre
en futiles querelles
pour la meilleure part belle,
paire et impaire
qui gagne et perd !

Ce ne sont que des ombres
dans les décombres,
Alep brûle
d'autres jamais ne hurlent
sur les chemins d'exil
vie suspendue à un fil.

Ce ne sont que des ombres
sur ce hideux théâtre d'ombres
et en silence je gronde
sur ce monde immonde.
Jeanne Fadosi, mardi 6 décembre 2016

citadelle et mosquée d'Alep vers 1900, image du Domaine Public
à lire aussi sur mon blog photo ICI
et quand on disait d'elle Alep, "douce fleur d'orient"http://www.prestigemag.co/fr/2015/09/aleppo-sweet-flower-of-orient/

Pendant ce temps

Pour ne pas faire silence sur l'actualité et en écho à mon billet précédent Le rêve d'Icare, pour miletune, en attendant ma prochaine participation à ce site d'écriture.

et pendant ce temps
des bombardiers sans relâche
mettent à feu à sang

l'antique ville d'Alep
où errent les survivants.
Jeanne fadosi, mardi 6 décembre 2016

Dans une rue d'Alep (Syrie), le 24 septembre 2016. (IBRAHIM EBU LEYS / ANADOLU AGENCY / AFP)
image trouvée ICI

Le rêve d'Icare, pour Mile et Une

Pour miletuneVoir ou non l'image support du jeu d'écriture avant de lire bla, bla, bla*
Pour l'image de la  semaine 48/2016  où la contrainte supplémentaire et facultative était d'insérer le mot euphorie (ce que je n'ai pas fait)

Le rêve d'Icare

Icare l'a rêvé
Piccard boucle son tour de terre
Jeanne Fadosi mercredi 30 novembre 2016
pour l'image 16-48 de miletune


* Les mots lus ne sont jamais tout à fait les mêmes que les mots écrits, y compris quand ils sont relus par leur auteur. Les mots impulsés par une image échappent eux aussi, et c'est tant mieux, à un seul déterminisme bi-univoque. Mais il n'est pas gratuit de lire sans voir l'image, ou en l'ayant vu ou en la voyant. Quel que soit votre choix, découvrir l'image support avant ou après, vous ne pourrez remonter le temps pour comparer les expériences.
Le choix de l'une interdit les autres.

lundi 5 décembre 2016

Défi n°175 : De fil en aiguille

Vot' cap'tain de quart, myself,  pour ce défi n°175 des CROQUEURS DE MOTS, vous invite à raconter  sur un mode léger, et sans allusion à l'actualité votre plus beau souvenir de "petit" désagrément.
Je vous entends dire que c'est tout moi, ça, de faire un pas de côté avec les sujets. Et celui-ci est un bel écart dans le décor. D'accord, quoique ...
J'espère que vous ne me tiendrez pas rigueur de cette sortie de route et promis, jeudi, je mets en ligne une fable de mon cru, récit authentique d'un remède radical soignant le mal par le mal. Mais je suis sûre que certains la connaissent déjà.

En panne de trop plein d'inspiration et n'arrivant pas à choisir, j'ai entrepris de revisiter mes billets évoquant le mot "malade" dans l'intention d'une réédition. Mes vagabondages m'ont menée sur celui-ci qui fait écho à la "mésaventure", le mot est faible, que Luciole racontait vendredi 2 décembre sur son blog après Une nuit aux urgences à l'hôpital.


Pour ce défi des Croqueurs de mots, Tricôtine à la barre nous mettait au défi d'utiliser toute une liste de mots faits pour tricôter ou coudre ou broder, dans un texte qui n'aurait rien à voir de près ou de loin avec la couture ou le tricot !
Pour titiller mon imagination, je partais souvent d'une première expression que m'inspirait la découverte du nouveau défi. et ici, ce fut "perdre le fil". Ensuite, je laissais la bride à ma plume pour dérouler le fil de l'histoire en formation. La plupart du temps, et ce fut le cas ici, je n'avais aucune idée d'où allait me conduire ce vagabondage.

***

Elle reposa son livre, décontenancée. Depuis combien de temps était-elle obligée de revenir systématiquement plusieurs pages en arrière pour retrouver le fil de l'histoire ? Cette difficulté devenait fréquente et s'accentuait.

Elle soupira en fermant les yeux. Bien calée dans l'oreiller moelleux, elle entreprit de démêler la pelote de sa vie. Les années les plus lointaines, enfance, jeunesse, étaient nettes, encombrées même de détails superflus. Son âge mûr conservait l'essentiel, avec des zones embrumées. Elle se voyait encore, vieillissante, entourée de ses petits enfants. Elle entendait leurs rires, lisait leur étonnement devant ses rides, sa peau rugueuse que compensaient la poudre de riz et l'eau de Cologne.

- Oh, Mamie, comme tu sens bon, tu sais !

Sur les derniers jours, les derniers mois, un grand tissu opaque semblait faire écran à sa tentative désespérée de se souvenir. De petites bribes de vie récente éclataient dans sa tête comme autant de perles de rosée brûlées par le soleil. Loin de la rassurer, ce puzzle à trous la désorientait davantage et lui faisait des jambes en coton.

Elle appuya sur le bouton d'appel. Oh ! Elle n'en abusait pas et savait précieux le temps des soignants. Le plus souvent, elle se faisait discrète, jusqu'à se faire oublier ... Et on l'oubliait.

Elle n'avait pas besoin de se souvenir pour sentir confusément que les dés étaient jetés.

***

Pamela arriva dans la chambre presque aussitôt. Pour la dixième fois au moins depuis l'heure où elle avait pris son service. C'était l'heure où le "patron", comme on l'appelait familièrement, faisait la tournée avec les deux internes et les étudiants de cinquième ou sixième année. Elle préférait l'intimité d'un tête à tête avec Madame B. C'était la troisième fois en quelques mois qu'elle était hospitalisée dans cette unité qu'on envisageait de fermer. ses vieilles amies lui rendaient visite chaque jour. Comment le pourraient-elles si on l'envoyait à cinquante kilomètres d'ici ?

Chez elle, la vieille dame oubliait de s'alimenter malgré les visites attentives des aides à domicile et la liste d'attente pour l'établissement adapté à son état était longue. Était-ce la solution ? C'était une des rares choses que Madame B. n'oubliait pas : elle refusait obstinément d'y aller.

Pamela avait des doutes sur les oublis alimentaires de la vieille dame. N'était-ce pas une façon de se laisser mourir de faim jusqu'à l'ultime ? 

La Faucheuse ne couperait pas encore le fil de cette vie cette fois-ci. Elle vérifia que l'aiguille du goutte à goutte était bien fixée, passa doucement la main sur le front ridé. De grands yeux éclairèrent le visage terreux. Elle y lut dans leur regard tant de reconnaissance et d'attente muette qu'elle sut, une fois de plus, que son métier, aussi dur soit-il, valait par l'addition de ces secondes intenses volées au temps normé.





Ce billet avait donné lieu à de belles réactions en commentaires Clic --->

voici celle d'Harmony qui en parlait d'expérience, en tant que soignante.

vendredi 2 décembre 2016

Lux

Pour l'herbier de poésie chez Adamante
Elles tremblent
antennes par milliers
dans la lumière.
Elles sont lumière
elles sont lux
elles sont luxe
la nature les offre
à l’œil.
Elles tremblent
antennes par milliers
à l'écoute du silence
et de l'infini
murmure et fracas
douceur et tumulte
Elles sont langage
inaudible
©Jeanne Fadosi, mardi 29 novembre 2016
pour l'herbier de poésie 58
à voir chez Adamante


une photo prise par mon frère Gilles

Je suis impatiente de découvrir la suggestion sonore qu'aura faite Françoise Isabel.


 j'ai découvert en jouant à la marelle sur le Net, en passant par Nazaré Pereira et à sa célèbre Clarão de Lua