Chaque jour je n'oublie pas Anne-Sophie et ses compagnes d'infortune

145 en 2010 ; 122 en 2011 ; 148 en 2012 ; 121 en 2013 ; 118 en 2014 ; 122 en 2015

(clic sur le lien pour comprendre ... un peu)

vendredi 28 avril 2017

Fadosi continue ici

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Profitez des instants de la vie :
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Pourquoi Fadosi ?

La mendigote

Pour l'herbier de poésie 76 chez Adamante

Oubliée l'âpreté
de sa vie de mendigote
Caresse du soleil

Se connecter au grand tout
rêver aux illusions perdues

©Jeanne Fadosi,mardi 205 avril 2017
pour l'herbier de poésie 76 
à voir chez Adamante

La vendeuse de fleurs  Georgios Jakobides

jeudi 27 avril 2017

Fuchsias en habits d'haïkus, de Adamante, Jill Bill, Fanfan, Tricôtine

Fanfan à la barre du défi n°185 des CROQUEURS DE MOTS cette quinzaine nous invite à composer un poème sur une image (sur deux proposées) avec les rimes imposées. Ouf pas de nécessité d'écrire pour le jeudi en poésie. Juste un de nos poèmes préférés sur les fleurs ou sur la nature.
Alors oui La Rose, avec Ronsard, ou La tulipe, c'est de saison, avec Théophile Gautier ...
En fouinant dans mes archives de blog, j'ai redécouvert ce qui suit. Alors j'ose ... même si pour le moment, le fuchsia en question peaufine ses feuilles avec quelques très rares boutons de fleurs.


Tendrement penchées
vers la Terre qui murmure,
Clochettes d'amour.
              ©Adamante
  
Lampions de l'été
Demain ils ne seront plus
Mon coeur soupire
         © Jill Bill

Couleurs du bonheur
Délicates fleurettes
Faites-nous rêver
  ©Fanfan


gardez le soleil
lanternes Japonaises
la nuit arrive
               ©Tricôtine


Anecdote, les même fuchsia 13 juillet 2014, après la pluie et avec un appareil photo de meilleure qualité. Ci-dessous, l'image qui a inspiré les haïkus des Croqueuses de mots

13 septembre 2010
Et si le coeur vous en dit, pourquoi ne pas continuer en commentaire ce joli chapelet de mots à croquer et rallier le coin des nouveaux :


Cloche végétale
aux bourdons silencieux
Grondement d'abeille
Soleil... pluie... soleil...
Folles clochettes fuschia
sonnant le printemps

©Martine

brise symphonique -
les fuchsias dansent au jardin
en tutus roses
Jupettes roses
offertes au vent taquin
Ballet du matin

©Gisèle Fayet


mercredi 26 avril 2017

Esteban de Montauban

D'accord, nous sommes déjà allés plusieurs fois dans le sud-Ouest. Mais là, la rime était si facile ...
Faisons donc halte à Montauban, en Tarn et Garonne en Occitanie, de l'ancien duché de Guyenne.

Esteban de Montauban
C'est un esthète, Esteban
admirateur d'Ingres et Bourdelle
davantage que des citadelles
telles que les a voulues Vauban.
Il a voulu être architecte
d'une urbaine modernité
en envisageant la cité
généreuse sans esprit de secte.
Il aurait bien dépoussiéré
les droits des femmes d'Olympe de Gouges
les adaptant au Monde qui bouge.
Citoyens du Monde, Occitan,
Comme beaucoup ses parents sont nés
de l'autre côté des Pyrénées.



ou si vous avez ~10 minutes vidéo de l'Esquirol du Tescou de Montauban

Montauban
Tarn-et-Garonne
Guyenne
Occitanie (région culturelle)
Ingres, 1780 - 1867, peintre né à Montauban le 29 août 1780
Bourdelle, 1861 - 1929, sculpteur né à Montauban le 30 octobre 1861
Olympe de Gouges, 1748 - 1793, femme de lettres et femme politique née à Montauban le 7 mai 1748, une des pionnières du féminisme français, autrice ou auteure de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne
la gastronomie du côté de Montauban

La liste des prénoms chez Jill Bill (Jill Bill nous a déjà concocté une liste de prénoms pour la reprise de septembre) et Les liens du rassemblement
Avec un salut amical spécial à  Bigornette , 
Présidente d'honneur de La cour de récré de JB

dimanche 23 avril 2017

Oyez les Croqueurs ! défi n°185 au ponton de fanfan dès lundi

Vous avez craint avec Martine La fin de tout et des défis Croqs'. Mais non ça continue chez Fanfan pour les CROQUEURS DE MOTS dès lundi 24 avril pour le défi n°185 et ensuite ce sera au tour de  Lénaïg si elle le confirme.


Alors qu'on se le dise et qu'on fasse circuler l'information

23 avril journée mondiale du livre (UNESCO)
22 avril fête des libraires indépendants



Ensuite, la barre sera tenue Lénaïg à partir du lundi 8 mai (du moins m'a-telle dit en commentaire qu'elle était partante aussi. J'espère que nous en aurons confirmation).

L'appel à cap'tains de quart volontaires reste d'actualité pour les défis suivants afin que nous terminions la croisière 2016 -2017 sur des eaux calmes :

Allez moussaillons ! lancez-vous à l'eau ! je vous assure, ce n'est pas la mer à boire !. . . plus que quatre trois escales avant la farniente estivale dans votre îlot préféré.

Ma récap des défis des Croqueurs de 2016 (ce n'est peut-être pas tout à fait au point mais j'ai progressé)

Pour prolonger De fil en aiguille

Dans mon deuxième brin pour l'herbier 75, j'ai évoqué la tenture ou tapisserie du château d'Angers de manière brute en laissant en quelques minutes et presque sans retouche les mots suivre le fil de ma pensée vagabonde.
Sans explications car la mémoire affleure à peine la surface de la conscience.
Images fugaces remontées de mes années de petite fille de quatre ans.
 Entretenues par quelques photos jaunies en noir et blanc ou je tiens la main de ma tante habitant à Saumur dans un jardin public sous un monument impressionnant.
Toutes les petites filles n'ont pas l'émerveillement ou l'ennui de découvrir La tapisserie de l'Apocalypse selon Saint Jean, cette oeuvre du XIVe siècle en six pièces de 140 m de long à l'origine, qui venait d'être installée dans une galerie construite pour elle au château d'Angers.
Je n'ai aucune image mentale de la tapisserie proprement dite juste des paons dans les douves, dans les allées contournant des parterres fleuris. Je n'en avais jamais vu autant, et jamais non plus des paons blancs. Des merveilles aux mille regards qui ne se faisaient pas prier pour faire la roue.
Aucune image de cette tapisserie et pourtant son nom surgit toujours dans mon esprit à l'évocation d'Angers.
Alors est-il si étonnant que le magnifique regard du mouflon de Noushka  proposé à la page 72 de l'herbier et l'inspiration de Jamadrou déclinée en multiple fassent écho à la première des six pièces de la tenture de l'Apocalypse ? où l'on voyait sans doute entre autre
L'Agneau égorgé. « Et je vis, au milieu du trône et des quatre êtres vivants et au milieu des vieillards, un agneau qui était là comme immolé. Il avait sept cornes et sept yeux, qui sont les sept esprits de Dieu envoyés par toute la terre1 »

Cette tapisserie, découverte par Jean Lurçat vers 1937 fut décisive pour l'oeuvre de cet artiste et lui inspira directement l'idée et l'envie du Chant du Monde, une merveilleuse et terrible tapisserie que j'ai également eu le bonheur d'admirer plus tard.

Jean Lurçat,
 La fin de tout, 1959
Le Chant du Monde, 1956 - 1965
Le titre donné à ce fragment par Jean Lurçat lui même est à mon avis délibérément en résonance avec le poème de Victor Hugo Quelle est la fin de tout ?, que j'ai choisi de partager pour le deuxième thème de la poésie du jeudi du défi n°184 des CROQUEURS DE MOTS proposé par Martine85

vendredi 21 avril 2017

De fil en aiguille

deuxième participation pour l'herbier de poésie 75 de Adamante.
De fil en aiguille
de Caïn à la conscience,
de l'homme à l'image de Dieu
à "tu aimeras ton prochain comme toi même".
Paradoxales injonctions qui poussent à se détester soi-même.
de Caïn à Narcisse.
des Livres à Freud
de L’œil de la tombe avec Victor Hugo
aux yeux des paons dans les fossés du château d'Angers.
Ne dit-on pas être fier comme un paon ?
Du château d'Angers à sa célèbre tenture.
De la genèse à l'apocalypse.
Du début à la fin.
Finir
Fa Do Si*
De la fin à un autre début.
©Jeanne Fadosi, jeudi 20 avril 2017
pour l'herbier de poésie 75 
à voir chez Adamante

©Jamadrou
(titre et explications sur la page de l'Herbier) 
*Fa Do Si, je l'ai appris bien après avoir inventé ce titre pour mon blog, signifie finir en langage solrésol, un autre langage à ambition universelle appelé encore du nom de son inventeur le langage de Sudre.

L'oeil

Pour l'herbier de poésie 75 chez Adamante
Quand je vois un œil prendre le pouvoir d'une image, un réflexe d'enfant active instantanément quelques neurones de mémoire qui me murmurent silencieusement
"l’œil était dans la tombe et regardait Caïn"*
Et instantanément s'active une pensée qui interroge.
Quand ? pourquoi ? pour quoi ?
Ici l’œil quadruple n'est ni bien veillant ni mal veillant.
L'un veille. L'autre s'étonne et l'étonnement prévaut.
Le troisième doute un brin d'herbe suspendu à ses mots.
Le quatrième. Ah le quatrième !
Il a tiré la courte paille, un sommeil d'éternité semble déjà l'endormir.
©Jeanne Fadosi, jeudi 20 avril 2017
pour l'herbier de poésie 75 
à voir chez Adamante

©Jamadrou
(titre et explications sur la page de l'Herbier) 

* dernier vers du poème de Victor Hugo, La conscience, évoquant dans la bible Caïn le premier fils d'Adam et Eve, chassé après qu'il ait tué son frère Abel.

A suivre, de fil en aiguille --->

jeudi 20 avril 2017

Quelle est la fin de tout ?, de Victor Hugo

C'est depuis Le quai des rimes que le défi n°184 des CROQUEURS DE MOTS a été lancé lundi 10 avril à la poursuite de début(s) et de fin(s). En poésie bien ordonnée, on a commencé jeudi 13 avril par le début (de tout ou de quelque chose) pour terminer le défi jeudi 20 Avril par la fin (au sens général du terme ou plus précisément la fin de quelque chose) .


Quelle est la fin de tout ?

Quelle est la fin de tout ? la vie, ou bien la tombe ?
Est-ce l'onde où l'on flotte ? est-ce l'ombre où l'on tombe ?
De tant de pas croisés quel est le but lointain ?
Le berceau contient-il l'homme ou bien le destin ?
Sommes-nous ici-bas, dans nos maux, dans nos joies,
Des rois prédestinés ou de fatales proies ?
Ô Seigneur, dites-nous, dites-nous, ô Dieu fort,
Si vous n'avez créé l'homme que pour le sort ?
Si déjà le calvaire est caché dans la crèche ?
Et si les nids soyeux, dorés par l'aube fraîche,
Où la plume naissante éclot parmi des fleurs,
Sont faits pour les oiseaux ou pour les oiseleurs ?
Victor HUGO (1802-1885)
Recueil : Les voix intérieures, 1837




Victor Hugo, 1802 - 1885, poète, écrivain et dramaturge français




Les gens qui n'aiment pas les bêtes, de Leny Escudero

Pour mon choix de poème sur la fin pour le défi n°184 de Martine, c'est juste après ou juste avant cet article

C'est depuis le Quai des rimes de Martine que la feuille de route du défi n°184 des CROQUEURS DE MOTS sera lancé. Je ne savaiis pas encore qu'elle en serait la consigne poétique mais j'ai tellement envie de partager avec vous ce poème-chanson de Leny Escudero qui dit si bien ce que je pense et que j'ai encore dit il n'y a guère à une jeune personne qui avait un énorme chagrin car elle venait de perdre son chien. Un chagrin respectable et que je respecte infiniment.

Les gens qui n'aiment pas les bêtes
Les gens qui n'aiment pas les bêtes
N'aiment pas les gens
Donc
les gens qui aiment les bêtes
Aiment les gens
Si si Je l'ai entendu dire
Souvent
Par des gens bien
Des gens pas bêtes
Enfin ... pas plus bêtes que leur chien
Mais quelque fois pas moins
Parce que des qui aiment les chiens
On en connait tous beaucoup
Oui
Des qui aiment bien le leur
Pas celui du voisin
Qui est pas bien propre
Qui fait partout
Il a toujours des puces celui qui est pas à nous
Les nazis aussi en avaient des chiens
Les nazis aussi les aimaient bien
Les braves gens qui aimaient tant les bêtes
Alors vous pensez
Les gens.
Leny Escudero, Les gens qui n'aiment pas les bêtes, 1977 




Leny Escudero,auteur-compositeur interprète et acteur français, 1932 - 2015
Hommage à Lény Escudéro

Chopin, valse op 64 "Petit chien"

mercredi 19 avril 2017

Anouch d'Angers en Anjou

Mon carrosse Internet a des ratés en ce moment et pour mon tour de France des prénoms, il va aller cahin caha sur les routes jusqu'à Angers, pas bien loin de Saumur où nous avons fait étape mercredi dernier avec Bonaventure pour les prénoms du mercredi.

Pourquoi rester en Anjou ? Ça rime ... un peu.
Anouch est un prénom arménien. L'Anjou n'est pas en Arménie. Oui mais sans doute en Anjou comme ailleurs en France, il y a des Arméniens qui ont du fuir leur pays au début du XXe siècle. Et comme l'Anjou, c'est d'abord "la douceur angevine" chère à Joachim du Bellay la chantant dans Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage.
Anouch employé comme adjectif signifie "doux, douce", aimable, grâcieux, charmant  (Clic --->)
Vous commencez à comprendre le cheminement pimesautier de ma pensée ?
Si j'ajoute qu'employé comme nom, il signifie confiture alors l'Anjou m'évoque les cassis, les groseilles, les framboises, les pêches de vigne, les cerises, les abricots et tant d'autres fruits délicieux en confitures, vous me suivez toujours ?
Et si j'ajoute avec wikipedia que Anouch est aussi une expression arménienne qui signifie "bon appétit !", promesse sans risque aux prémisses d'un délicieux repas sous les auspices de la cuisine angevine, la boucle est bouclée.




histoire de l'Anjou et du Maine et Loire
histoire des Arméniens en France

Avec un salut amical spécial à  Bigornette , 
Présidente d'honneur de La cour de récré de JB