Chaque jour je n'oublie pas Anne-Sophie et ses compagnes d'infortune

145 en 2010 ; 122 en 2011 ; 148 en 2012 ; 121 en 2013 ; 118 en 2014 ; 122 en 2015, 123 en 2016, combien en 2017 ?

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jeudi 18 janvier 2018

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Beau soir d'hiver, de Jules Breton

ABC a la barre du défi n°198 des CROQUEURS DE MOTS nous invite à partager la ou une "surprise de janvier" avec pour les jeudis poésie d'abord la publication d'une photo poétique le 11 et le 19 sourire hivernal.

A Monelle


Beau soir d’hiver

La neige – le pays en est tout recouvert –
Déroule, mer sans fin, sa nappe froide et vierge,
Et, du fond des remous, à l’horizon désert,
Par des vibrations d’azur tendre et d’or vert,
Dans l’éblouissement, la pleine lune émerge.

A l’Occident s’endort le radieux soleil,
Dans l’espace allumant les derniers feux qu’il darde
A travers les vapeurs de son divin sommeil,
Et la lune tressaille à son baiser vermeil
Et, la face rougie et ronde, le regarde.

Et la neige scintille, et sa blancheur de lis
Se teinte sous le flux enflammé qui l’arrose.
L’ombre de ses replis a des pâleurs d’iris,
Et, comme si neigeaient tous les avrils fleuris,
Sourit la plaine immense ineffablement rose.

Jules Breton, 1883, Les champs et la mer

Claude Monet coucher de soleil sur champ de neige

Et aussi de Emile Verhaeren, En hiver ... absolument merveilleux

Jules Breton, 1827 - 1906, poète et peintre français

mercredi 17 janvier 2018

Azora de Mazeyrat

Mon tour de France des prénoms revient dans l'hexagone après des petits voyages au Québec qui doit être magnifique sous la neige et plus précisément dans la Haute-Loire (43) dans la petite ville de Mazeyrat d'Allier dans l'ancienne  province du Velay rattachée à celle du Languedoc mais jouissant d'une grande autonomie en raison de l'éloignement.
Azora aurait pu naître dans le Jura
ou bien encore à Murat.
Sa famille est de Mazeyrat d'Allier
un lieu qui lui est aussi familier.
Son passe-temps c'est faire de la dentelle
une tradition dans laquelle elle excelle
et qu'elle a appris au Puy en Velay
dans ses jeunes années.
Azora aime par dessus tout  l'air pur
de préférence sous un ciel bleu d'azur
Quand la météo prévoit du beau temps
Elle grimpe en haut du Mont Mézenc.
Et si le soir elle a encore l'étincelle
elle dansera une pastourelle
ou écoutera à la veillée
une légende du temps passé.



peut-être même sans en abuser en dégustant un tout petit verre de Verveine du Velay.

Avec un salut amical spécial à  Bigornette , 
Présidente d'honneur de La cour de récré de JB

lundi 15 janvier 2018

Défi n°198 Surprise de janvier

ABC a la barre du défi n°198 des CROQUEURS DE MOTS nous invite à partager la ou une "surprise de janvier" avec pour les jeudis poésie d'abord la publication d'une photo poétique le 11 et le 19 sourire hivernal.

La suggestion était attrayante. Mais ce début de janvier dans la "vraie vie" a charrié son lot de nouvelles désagréables ou porteuses d'inquiétude qui ont tari mon enthousiasme. Ma plume reste suspendue au vide, aussi grise que le gris du ciel, aussi glacée que le vent du matin. Elle trébuche sur les touches du clavier mais mon humeur est à l'indulgence.
Que sera la surprise de janvier ? Une carte de vœux oubliée dans un repli de sacoche retrouvée dans le grenier d'un ancien facteur et postée à tout hasard, traversant les années sans une ride ?
Le téléphone m'interrompt pour la quatrième fois de la matinée et mon brouillon n'a guère avancé. Hier il s'est fait le messager des vœux et m'a permis de partager des nouvelles. C'est moins sec qu'un échange de sms et les cartes de vœux traditionnelles se font rares.
En janvier le téléphone sonne plus que de coutume, tandis que le mobile est davantage utilisé par les plus jeunes. Je décroche même quand le numéro m'est inconnu. Mon répertoire n'est plus à jour. Les numéros de certains ont changé.
J'accueille par un allo plutôt frais après trois appels, l'un pour me caser une assurance dont je n'ai nul besoin, l'autre pour des fenêtres à double vitrage dont mon logis est déjà équipé, le troisième pour me demander pourquoi je ne veux pas bénéficier d'un dispositif auquel je n'ai pas droit ! Les appels commerciaux et les spams sont une véritable pollution sociale et souvent je finis par laisser le téléphone sonner en ayant actionné la touche silence.
Mais nous sommes en janvier et par ailleurs j'attends des nouvelles d'une amie opérée. Alors je décroche et mon agacement s'entend dans mon allo.
J'ai reconnu la voix dès les premiers mots et me confond en excuses. Nous ne nous sommes pas parlé depuis plusieurs années mais la conversation est aussi fluide que si nous nous étions parlé la veille.
La voix au bout du fil n'a pas vieilli. J'ignore comment la mienne est entendue.
Et je me souviens de cette époque pas si lointaine où  j'avais vingt ans et où le téléphone de mes parents était le seul du hameau.

* Dans les années 1970, seul 1 français sur 7 dispose du téléphone chez lui. C'était il y a moins de 50 ans.



samedi 13 janvier 2018

L'intuition du bonheur

Pour le nid des mots prochain thème à publier chez vous le samedi 13 janvier 2018 (en avertissant avant 20h le vendredi précédent)
"Le bonheur est un art à pratiquer comme le violon" John Lubbock
Ne sachant ni ce qu'est le bonheur, ni jouer du violon, ni heureusement l'amertume d'avoir été mis au violon, j'ai légèrement dévié sur la mélodie.

Le bonheur d'apprendre !
que savait-il du bonheur
tant d'heures au violon ?
Depuis l'âge de quatre ou cinq ans, sous les lambris du salon de musique, il suait pour plaire aux parents, enviant son amie qui avait vite surmonté au piano les premières difficultés. Ingratitude des débuts. Combien de fois avait-il caché ses larmes de dépit et de fatigue.  
Derrière la cloison
des voisins indulgents
aux pleurs de l'archet

Et soudain les sons limpides,
Obstination ... Récompense.
Bonheur des premiers moments de musique. Il y aurait un long travail. Des heures d'étude. Mais le premier instant où faire corps avec l'instrument valait autre chose que des plaintes agressives, cet instant fugitif frôlant l'harmonie, il ne l'oublierait jamais.
Le bonheur d'apprendre,
c'était cela, écouter
l'effort s'effacer.

***
Le bonheur d'apprendre !
que savait-il du bonheur
tant d'heures au violon ?
Il avait encore été pris la main à l'étal, le poulbot des faubourgs, le voleur d'orange. Il se retrouvait encore une fois au violon, dans les sous-sols de la conciergerie, grelottant sous la maigre couverture, se défiant des rats. Mais au moins là pour un temps, il échapperait aux torgnoles de son vieux.
Un harmonica
dans la chambrée des gardiens
caressé comme un violon.

Dans la nuit qui s'éternise
l'enfant, apaisé, l'écoute.


jeudi 11 janvier 2018

Photo poétique, "Photo et poésie"

ABC a la barre du défi n°198 des CROQUEURS DE MOTS nous invite à partager la ou une "surprise de janvier" avec pour les jeudis poésie d'abord la publication d'une photo poétique le 11 et le 19 sourire hivernal.

Un thème qui me semblait à priori facile et qui m'assaille de questions. Une photo, je n'ai pas dit une bonne photo*,  je crois savoir à peu près, mais la poésie ? et l'alliance des deux mots ? Et les mots, les mots, comment les prendre, à quel niveau, dans quel contexte, pour quel auditeur ou lecteur ?

"La poésie
c'est pas les mots jolis
c'est les mots justes"
 Yves Duteil sur France Inter, boomerang du mardi 9 janvier 2018 à 23'28

"La poésie est une religion sans espoir. Le poète s'y épuise en sachant que le chef d'oeuvre n'est, après tout, qu'un numéro de chien savant sur une terre peu solide"
Jean Cocteau, Journal d'un inconnu, De l'invisibilité (1953)

quand, sur miletune, un autre site d'écriture pour commencer l'année, juste une photo avec ces mots :
"Regarde avec ton oreille"

*Une bonne photo qu'est-ce que c'est ?

J'ai demandé à Google ce qu'il trouvait comme "photo poétique". Ses propositions ont été ... surprenantes. Essayez pour voir dans un de vos moteurs de recherche de prédilection !

J'ai proposé à Google "photo ET poésie"

Il m'a proposé


J'ai ouvert le lien 
j'ai ouvert les miens et
... j'ai oublié le temps

Pour terminer, ma petite contribution :


Quand la main humaine
sait le respect de la terre
l'outil sert le fruit
Jeanne Fadosi, nuit de lundi à mardi 09 janvier 2018

mercredi 10 janvier 2018

Félicien de Saint Félicien

Laissons la mère et le père Noël couler des jours de repos bien mérités et reprenons notre tour de France des prénoms. Sauf qu'aujourd'hui, ils sont deux et que nous allons les découvrir chacun dans leur ville de Saint-Félicien, l'un au Québec, eh oui encore et l'autre en Ardèche.

Félicien est diététicien
dans la ville de Saint Félicien.
Comme il a de la méthode
il travaille à Sainte-Méthode.
Il aime pêcher le saumon
ou canoter sur le lac Saint-Jean

Passionné de généalogie
il a reconstitué la chronologie
de l'histoire de sa famille
et s'est ainsi trouvé un cousin
également nommé Félicien
grand amateur de fromage
le saint-Félicien d'origine
oublié d'être protégé.

Depuis les deux correspondent
et se sont promis la visite
chez chacun d'eux de par le monde
pour partager couvert et gite,
Le Félicien Québecois
le Félicien Ardéchois












Démonstration danse québécoise
   
danse ardéchoise (mais pas que)

et évidemment précaution oratoire, toute ressemblance avec  ... ne serait que coïncidence, même si nos amis Québécois ont des ancêtres venus de France.

Et comment n'ai-je pas pensé au Félicien de Jean Ferrat, Ardéchois d'adoption et de coeur ? merci Tizef et Lilou !


Avec un salut amical spécial à  Bigornette , 
Présidente d'honneur de La cour de récré de JB

dimanche 7 janvier 2018

Oyez les Croqueurs ! Défi n°198 lundi au jardin des mots de ABC

Cette fois-ci pas de doute, la couleur est annoncée
sur le blog de la communauté des CROQUEURS DE MOTS 

Le défi n°198 va être lancé dès lundi par ABC
depuis son Jardin des mots


Bonne et belle et heureuse année 2018 à tous les CROQUEURS DE MOTS

jeudi 4 janvier 2018

Marie et Joseph, de Jean Pierre Ferland

Dans ma petite série trêve des confiseurs et bis repetita du défi n°197 des CROQUEURS DE MOTS, un chant de noël un peu particulier que celui que j'ai retrouvé par des méandres et des coïncidences ...

Marie tu sais que les hommes
Ne sont pas très très malins
Ce que tu leur abandonnes
Ne servira peut-être à rien
Sans en parler à personne
Si nous le gardions pour nous
Sans en parler à personne
Nous le gardions entre nous
Pour qu'il ait la vie facile
Nous l'appellerions Judas
Jésus c'est trop difficile
Il y a beaucoup trop de croix
Tu ne serais pas madone
Je ne serais pas élu
Tu n'aurais pas de couronne
Mais lui n'en aurait pas non plus
Je lui parlerais d'écorce
Toi de soleil et de pluie
Je lui apprendrais la force
Et toi, son "Je vous salue Marie"
C'est trop d'amour qui m'emporte
J'ai peur de te voir pleurer
L'étoile est à notre porte
Les bergers vont s'agiter
Voilà que le ciel s'étire
Pour laisser passer sa moitié
Il n'existe pas d'empire
Qui se forge sans peiner
Je voudrais tant que ceux qui poussent
Ceux-là qui vont en profiter
Marie mon cœur, Marie ma douce
T'aiment autant que je t'ai aimé
Jean-Pierre Ferland, album de 1964





Bonus suggestion de eMmA Si j'étais charpentier, de Johnny Hallyday

Jean-Pierre Ferland, 1934 - ..., auteur compositeur interprète québécois.
Je me serais bien passée de l'enrobage sucré de l'orchestre et des chœurs qui couvrent la harpe que j'aurais préférer seul accompagnement


L'hiver, de Jehan-Rictus

Pendant la trêve des confiseurs qui n'est trêve que pour ceux qui sont à l'abri et dans le prolongement du défi n°197, voici un poème sur l'hiver que je viens de redécouvrir grâce au Web et aux partages que cette toile pas du tout virtuelle permet.

J'ai ouvert ce billet jeudi 28 décembre, entre deux dimanche-lundi de festivités
J'ai repris les strophes reprises dans l'article wikipedia plus deux autres. Difficile d'en extraire quelques couplets sans en tronquer l'ensemble. Je vous invite à lire le poème en son entier sur wikisource (en cliquant sur le titre), prenez votre temps. Il est assez long.

Merd' ! V'là l'Hiver et ses dur'tés,
V'là l'moment de n'pus s'mett' à poils :
V'là qu'ceuss' qui tienn't la queu' d'la poële
Dans l'Midi vont s'carapater !
V'là l'temps ousque jusqu'en Hanovre
Et d'Gibraltar au cap Gris-Nez,
Les Borgeois, l'soir, vont plaind' les Pauvres
Au coin du feu... après dîner !
(...)
Oh ! ça n’ s’ra pas comm’ les vidés
Qui, bien nourris, parl’nt de nos loques,
Ah ! faut qu’ j’écriv’ mes « Soliloques » ;
Moi aussi, j’en ai des Idées !
Je veux pus êt’ des Écrasés,
D’ la Mufflerie contemporaine ;
J’ vas dir’ les maux, les pleurs, les haines
D’ ceuss’ qui s’appell’nt « Civilisés » !
 (...)
Et qu'on m'tue ou qu'j'aille en prison,
J'm'en fous, je n'connais pus d'contraintes :
J'suis l'Homme Modern', qui pousse sa plainte
Et vous savez ben qu'j'ai raison !
Jehan-Rictus, L'hiver, 1894-95, Les soliloques du pauvre, 5e édition 1903

Jehan-Rictus, 1867 - 1933, poète français, proche des chansonniers





Vîrus - Jehan-rictus

résumé du rapport annuel 2016 de la fondation abbé Pierre sur les mal logés (info Le Monde)

mercredi 3 janvier 2018

Sigrid de Val David

Première récré buissonnière de l'année 2018 que je prépare pour mercredi prochain. Il est temps pour l'équipe du Père Noël de regagner ses quartiers de repos et l'une de ses résidences, tenue vaillamment à l'écart des curieux par la compagne du Père Noël elle-même. J'ai nommé Sigrid, appelée familièrement la mère Noëlle. Après avoir réjoui les petits Québécois et même des vacanciers pendant les fêtes d'hiver et après des vacances bien méritées, tout ce petit monde se préparera pour accueillir le public à quelques encablures de leur refuge.
Où ça me direz-vous ? Mais au Québec tiens quelle idée ? et même à val David dans les Laurentides au village du Père Noël lui-même.

Et permettez-moi de réécouter une de mes petites madeleines d'enfance, une chanson de Jean-Pierre Ferland, Mais de mes années d'école ..., dont, à la manière de tous les écoliers de l'époque, je raffolais, ce qui ne m'a pas empêché de bien travailler à l'école et même d'en retenir quelque chose.

Les ancêtres de Sigrid
ont traversé la mer
sur un bateau de vikings
Ces norse men1 avaient vaincu
l'océan dont ils étaient devenus
les rois, les kings2
Sigrid de Noël est la blonde3
avec de noirs cheveux de jais
héritage d'autres ancêtres amérindiens4
Noël aime en elle aussi
ses rouges lèvres charnues
qu'elle tient d'une autre ancêtre marron5
qui avait par les grands lacs
fui l'esclavage du grand sud6.
Elle est allée à l'école,
est devenue maîtresse d'école.
Mais elle n'a jamais oublié
que son école singulière
c'est la nature à sa manière
qui le lui a tant enseigné
Même qu'elle n'a pas peur de le chanter
à ses petits écoliers.

J'ai appris à ma manière
que la liberté
c'est cracher dans la rivière
ou dans le sentier

1. north men hommes du nord, normands.
2. les vikings, les rois qui vainquent
3. blonde, dans son sens québécois : amie, fiancée, petite amie
4. les autochtones du Québec ou premiers habitants les inuits au nord et 10 nations amérindiennes
5. marron marronnage, fuite d'esclave, le fuyard
6. Etats du Sud des Etats Unis autoproclamés Etats confédérés d'Amérique au début de la guerre de Sécession.




refuge dans le parc naturel régional de Val David Val Morin

Avec un salut amical spécial à  Bigornette , 
Présidente d'honneur de La cour de récré de JB

lundi 1 janvier 2018

La Maison des Pauvres, de Jehan-Rictus

Article programmé le 29 et 30 décembre 2018 : mes vœux pour les années à venir, à commencer par 2018.

A la veille de 2017, sous ma couette avec une migraine, j'ai beau fouiller dans les archives, mon blog ne reflète aucun vœu pour l'année qui vient de s'écouler. Une première depuis 2008. Des vœux dont j'avais fait la collecte pour l'entrée dans l'année 2016

J'avais pourtant offert mes pages au chansonnier Aristide Bruant chantant Bonne année

Faisons un saut dans cette époque avec un autre poète qui ne fut pas chansonnier, ce qui lui aurait peut-être apporté le succès, mais se réclama jusqu'au bout poète et la poésie, ça ne s'enferme pas dans les coffres forts comme les toiles de maître post mortem.

Le poème qui est lu ci-dessous par David Salles a été écrit il y a plus d'un siècle par Jehan-Rictus



Jehan-Rictus, Les Masons, III -La Maison des Pauvres, recueil Les Soliloques du Pauvre, 1e ed 1897

"Une maison seigneur, un foyer
où il n'y aurait plus à travailler"
[...]
Quand qu’on aurait tourné l’ bouton
Personn’ vourait savoir vot’ nom
Et vous dirait — « Quoi c’est qu’ vous faites ?
Si you plaît ? Qui c’est que vous êtes ? »


Non, pas d’ méfiance ou d’ paperasses,
Toujours à pister votre trace,
Avec leur manie d’étiqu’ter ;
Ça n’est pas d’ la fraternité !


Mais on dirait ben au contraire :
— « Entrez, entrez donc, mon ami,

Mettez-vous à l’ais’, notre frère,